CHAPITRE III
LES EMPEREURS ITALIENS (888-962).
La révolution pontificale et impériale toujours régnante —rendimpossible la royauté italienne,—la condamne à n’être qu’unelutte de prétendants. — Béranger, roi deVérone, renversé.—Gui, roi de Spoleti, empereur fictif.—Le pape Formose invo-que contre lui Arnolphe d’Allemagne, — qui veut gouverneren roi et succombe.—Réapparition du roi de Spoleti,—en tran-saction avec Rome,— assassiné par les partisans du roi deVérone qui se relève.— Le roi Louis de Provence maître del’Italie et sacré empereur par le pape.—Béranger le chasse etl’aveugle,— Tl reforme le royaume — et toujours menacé parles marquis,—il succombe à Rodolphe de Bourgogne.— Lesrois presque étrangers.— Hugo de Provence renverse Rodol-phe.—Ses succès, son entrée à Rome où il épouse la patri-cienne Marozia.—Mais bientôt chassé de Rome par le patricienAlbéric,—il est attaqué par les marquis et détrôné par Béran-ger d’Ivrée. —Règne de Béranger II.—Le pape Jean XII enne-mi du royaume et dogefédéral.— Il renouvelle le pacte ponti-fical et impérial avec Othon I d’Allemagne,— invoqué par lesrévolutions italiennes.
A la mort de Charles le Gros, le nouveau roi d’Alle-magne Arnolphe n’est plus que le chef fédéral desduchés de Bavière, de Saxe et de Franconie : la libertéenvahit la France, et la jette dans une sorte de dissolu-tion, où son unité, devenue nationale, se trouve acca-blée par les provinces devenues germaniques et fédé-rales. La révolution pontificale et impériale de l’Italies’empare du nouveau mouvement et le dirige eu sedéveloppant, comme toutes les révolutions, par la né-cessité de se défendre contre l’opposition du royaumequi veut ressusciter les rois de Pavie.