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LES EMPEREURS
]>agande dépasse Rome elle-même, qui reste en arrièreavec un patricien, bornée à une simple lutte territorialecontre l’unité de Pavie; tous les évêques et les archevê-ques sont tournés contre le roi. On ne voit ni émeutes,ni tumultes, mais Béranger II est maudit par la voix dupeuple, qui devient par l’entremise du clergé la voixde Dieu. Liberté! liberté ! c’est le cri universel, et il nes’agit plus de renverser le roi qui renaît sans cesse,mais de le rendre impossible à jamais, et d’appeler unnouveau Charlemagne qui détruise pour toujours cettefolle impiété du royaume soutenu par les armes desHongrois et des Sarrasins. On invoque donc Othon K,qui envoie son fils Lodolfe explorer l’Italie. « Lodolfe,« dit Rosvida, avec quelques compagnons secrètement« recrutés, alla en Italie exhorter le peuple à se sou-« mettre à l’empire deson père, et retourna aprèsavoir« remporté un triomphe sans combat (darurn referons« sine Marie Iriumphum). » Ditrnar et la chroniqued’Usperg représentent la descente de Lodolfe comme unsimple pèlerinage. Capitaine ou pèlerin, Lodolfe atteintson but; sa descente livre d’avance l’Italie à son père.Quand Othon b* arrive en personne, Pavie lui ouvreses portes. Adélaïs, veuve de Lothaire, se rend à Pavie,et épouse le roi d’Allemagne, qui prend le titre deroi d’Italie, en demandant au pontife le couronnementimpérial. Que devient Béranger II ? Nous ne le trouvonsni détrôné, ni à la tête d’une armée , ni chef d’uneconspiration; ilestimpuissant, à Augsbourg, dans l’an-tichambre du roi Othon, où pendant trois jours il nepeut obtenir audience; enfin on l’écoute, et devant ladiète, il cède les marches de Vérone et d’Aquilée, et sedéclare feudataire de l’Allemagne. Ce n’est pas assez, ilfaut qu’il disparaisse, et, tandis que Othon I er grandit