ITALIENS.
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chaque jour, victorieux des Hongrois et des Esclavons,Béranger II déchoit, sans cesse. Canosa, le fort de larébellion, est entre les mains de l’ennemi occupé parAzzo d’Este, l’un des sauveurs d’Adélaïs ; Bérangerl’assiège, et Lodolfe délivre le château de Canosa et meten fuite Béranger, qui ne peut accepter le combat.Lodolfe meurt subi tement, peut-être em poisonné commeLothaire et cette mort est toute une restauration pourBéranger; mais,en butte à toutes les haines du clergéitalien, il doit demander des otages aux prélats, qui ontle pouvoir de les refuser; il multiplie les espions, et nerègneque par la terreur. Les prélatsémigrent; l’évêquede Como et l’archevêque de Milan se réfugient auprèsd’Othon : tous maudissent le royaume agonisant. Ons’est demandé quels étaient les griefs du clergé contreBéranger II? Il n’y en a point; Muratori, l’homme quia édité tous les documents de l’histoire d’Italie, déclarequ’il n’a vu aucune pièce où l’on puisse découvrir lesgriefs de l’Église et du clergé contre Béranger II ‘.Nousn’avons pas été plus heureux que Muratori. Luitprand,ennemi personnel de Béranger qu’il accable en vers,en prose, de toutes les manières, ne peut formuler au-cune accusation ; les empoisonnements de Lodolfe et deLothaire n’étaient que des faits incertains, de simplesconjectures, peut-être des crimes imaginaires. Béran-ger II ne peut pas être accusé ; il est l’homme de lalégalité abhorrée du royaume, et son crime est d’êtrele roi d’Italie, l’ennemi des villes romaines, des mar-ches, de la fédération, delà révolution italienne, quiinvoquaient la protection naturelle de l’Église et de
1 Annales, an 959.