Band 
Tome premier.
Seite
216
JPEG-Download
 

216

CATASTROPHE

On conçoit que Luitprand considère Otlion I er commeun sage ; comparé aux rois indigènes ii est le saint dela liberté, on conçoit aussi qu’il célèbre les victoiresd’Othon contre les Normands et les Esclavons commeautant de miracles : car elles étaient des vrais prodigesde la liberté et de la fédération germanique, des événe-ments surnaturels et impossibles pour le royaume, quiau lieu de combattre les barbares, les soudoyait afinde réprimer la révolution des marches et le progrèsgénéral.

NOUVELLE PARENTHÈSE SUR LES RÉPUBLIQUES BYZANTINES.

Pendant la longue période des rois italiens, les ré-publiques byzantines restent étrangèresau travail de larévolution. A Rome, à Pavie, à Spoleti, à Vérone, onsait à peine si elles existent; c’est à elles de manœuvrerpour ne pas être submergées par l’ondulation du mou-vement italien. Leur manœuvre est dirigée par le prin-cipe de leur constitution. Elles sont en opposition avecle pacte de Charlemagne ; les doges y régnent commele roi voudrait régner en Italie; ils défendent l’indépen-dance politique contre la révolution, comme le roi vou-drait la défendre et, ils résistent avec l’aristocratie aupeuple qui tend à suivre le mouvement des marches,de l’Eglise et de l’empire, comme le roi voudrait ré-sister aux villes, aux marches, au pape et à l’étranger.Telle est la première donnée des républiques. Tant quela révolution règne à Rome, les doges s’écartent del’Italie du pacte et continuent de lutter contre la révolu-1tion sociale qui entraîne le peuple vers Rome; lespéripéties républicaines se multiplient, et l’opposition