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CATASTROPHE
pontificale qui le déborde. A partir de 903, Rome estgrecque et fédérale, et Amalfl se calme comme par en-chantement; « Manso Fugilis, dit la chronique, estcréé grand doge des Amalfltains; » il règne seize ans,et son successeur Mastaro règne quarante ans; noussommes en paix.
Gaëta et Sorrento ne laissent pas de souvenirs, maisVenise qui parle pour elles marche exactement commeNaples et Amalfl. Aux derniers jours des Franks, laguerre civile éclate, les Giustiani, les Polani, les Basicombattent les Barbolani, les Pelii, les Sevoli ; le dogeGradenigo est massacré , Jean Participatio abdique; en887, le doge Candiano meurt à la guerre, Jean Partici-patio reprend le pouvoir, qu'il abdique de nouveau.L’année mêmeoùlesFranks disparaissent, 888, le calmese rétablit, Pierre Tribuno, Urse Participatio, Candiano IIet Candiano III régnent paisiblement, comme Gré-goire II de Naples et Mastaro d’Amalfl. Le calme est an-ticipé de quelques années à Venise, grâce aux lagunesqui protègent la république.
Bari est le seul point agité pendant toute l’époque desrois italiens. C’est que sous les Sarrasins Bari devenait,comme Palerme, un centre d’invasion : quand on ladélivrait, elle ne savait que faire de sa liberté qui luiapportait la misère. Aux derniers jours des Franks, en884, elle chasse le stratego Théophilacte et appelle leprince de Bénévent, médiocre bénéfice : on n’y gagneque d’attirer quelques familles longobardes. Trois ansplus tard, Bari chasse le prince et se donne de nouveauà Byzance, mais cette fois on bénéficie; car en 905, laville devient le siège du général de Byzance, le centrede la domination de l’Orient en Italie. On sacrifie laliberté à l’ambition, et ce n’est pas sans luttes; en 946