UES ROIS ITALIENS. 219
« il y eut, dit la chronique, un gros meurtre de ci-toyens *. »
Les trois États longobards de Bénévent, Salerne etCapoue imitent les républiques byzantines. Bénévent,décomposée par Salerne et Capoue, est entièrement an-nulée; etlaPavie du midi, leTicinum de la Lombardiemineure s’efface ainsi tout à fait. Un instant le princeRadelgise II est appelé à Bari, mais bientôt Bénéventsuccombe sous une invasion du général byzantin; sonévêque Pierre invoque le secours royal de Spoleti, etcette délivrance, qui rétablit Radelgise II, soulève desbainessi violentes, que la ville se donne à Atbénolphellde Capoue. Nous voilà en 900, à l’époque où Romedevient dogale par son gouvernement; le calme serétablit à Rénévent, et Atliénolphe agissant en dogebyzantin chasse l’évêque qui l’avait secondé. Les comtesde Capoue régnent fédéralement à Bénévent, par unesorte de monarchie partagée à la manière des Carlovin-giens.
Salerne nous laisse sans souvenirs , si ce n’est qu’en959 nous la trouvons tranquille et alliée de Jean XII,le doge-évêque de Rome.
Capoue se développe toujours aux dépens de Béné-vent et même de Salerne; ses comtes sont presqueariens à force d’exagérer l’inimitié byzantine contreles évêques italiens. En 879, suivant la chronique,Pandenolfe règne « par les suggestions de Satan 2 , » ilest aux prises avec les prêtres; de 887 à 910, nous trou-vons Athénolfe, « princeps, dux, judex, miriflce re-
1 Factum est homicidium Bari inter cives.* Suggerente adversario Christian* fidei.