de l’église avec l’empihe. 22b
le clergé. De là les donations prodiguées aux évêqueset aux abbés, le haut clergé devenu plus puissant queles grandes familles de la noblesse et plus que jamaishostile à la féodalité; de là dans chaque ville l’évêqueélevé jusqu’à rivaliser avec le comte, officier de l’em-pereur. La juridiction épiscopale exercée par le vicomtes’étendit au delà des anciennes limites, et son tribunalexcepta de la juridiction militaire du comte la [dusgrande partie de la ville et souvent la population toutentière : le nouvel empereur se fit l’empereur des prêtres.Ses concessions, ses donations, ses exemptions tom-baient sur un terrain disposé à les recevoir. Nous avonsdit plusieurs fois que l’Eglise n’avait jamais reconnules barbares qui envahissaient l’Italie : le royaume, lesmarches, les nouveaux centres militaires, les circon-scriptions royales étaient à ses yeux des accidents éphé-mères, et du grand centre de la ville éternelle elleconservait toujours les circonscriptions romaines, lesanciens diocèses qui protestaient contre l’organisationduroyaume. AinsiPavie, capitale d’un Etat qui arrivaitjusqu’à Tarente , n’avait aucune suprématie ecclésias-tique, mais seuleme»t le siège d’un évêque, tandis queMilan, ville détrônée à quelques lieues de Pavie, restaitla capitale ecclésiastique de la ligurie romaine, le sièged’un archevêché qui s’étendait jusqu’à Gênes. DepuisAttila, Aquilée n’était qu’une ruine, inférieure à Cividalet au-dessous de Pavie, et malgré tout, pour l’Eglise,elle demeurait toujours la capitale de la Vénétie et sonpatriarcat embrassait la Vénétie, leFrioul et l’Istrie. Lafaveur impériale accordée aux églises fut un retour auxcirconscriptions romaines, retour indirect, indécis,confus, sans principes , sans lois, mais assez fortpour désorganiser à jamais le royaume et les marches.
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