RENOUVELLEMENT DU PACTE
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Par la réhabilitation de l’Italie romaine, Pavie se trou-vait légalement inférieure à Milan, siège d’un arche-vêque, Ivrée était entamée par les franchises accordéesà l’abbaye du Novalais et plus tard décimée par lesfranchises de l’évêque de Verceil ; Suse, sans évêquese voyait dominé par Turin : chaque diocèse aspirait àdevenir un Etat indépendant à la suite de son évêque.
IV. La démolition du royaume fut assurée par laprotection accordée aux communes. C’était déjà proté-ger le peuple que de prodiguer les faveurs aux évêques;c’était lui donner un tribunal exceptionnel, une juri-diction paternelle, domestique, intime, en dehors dudroit dur et odieux de la féodalité. A cette protectionOthon ajouta des faveurs nouvelles, directement accor-dées aux villes, et les communes existèrent pour lapremière fois. On discute sur l’origine de la communeitalienne, qu’on fait remonter, tantôt aux associationslongobardes, tantôt aux municipes des Romains. Pournous, la première origine est indifférente; nous suivonsles faits en les prenant dans leur actualité historique,abstraction faite de leur origine archéologique. Peunous importent les ruisseaux, nous regardons aux fleu-ves; il s’agit de suivre le grand navire de l’Italie. Lacommune italienne paraît à la fin du X e siècle, elle selève à la suite de la révolution ; c’est là son origine ;elle naît en combattant les rois, en s’acharnant contretous les restes de la barbarie royale, qui survit dans lescomtes, dans les marquis même nommés par l’empe-reur; elle est une irruption démocratique, fédérale, in-gouvernable, contre l’ancienne féodalité, qu’elle atta-que dans chacune de ses dernières transformations.C’est là son vrai caractère. Pourquoi remonter à la gildelongobarde, misérable artifice inventé pour payer un