DE l’églisf. avec l’empire.
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Ravenne, refoulée dans le camp des Romains ; plustard les marches détrônaient Pavie par Spoleti, Vérone, -Ivrée, Lucques. Sous Othon I er , toute unité survivante,toute organisation unitaire, tout centre royal ou ducalse trouva anéanti. Un ordre parti de Pavie n’eut plusde force à Milan, une dépêche de Vérone devint nulleà Vicence; les nerfs, les veines, les artères de l’Italieroyale, furent coupées, et les villes en révolution setrouvèrent adjointes à l’Allemagne pour rester fédéralesà jamais.
De 960 à l’an mil, la révolution d’Otlion I er déjouetoutes les tentatives royales. Othon I' r est à peine cou-ronné, que le fils de Béranger, Adalbert, conspire pourrelever le royaume. L’empereur n’a qu’à faire arrêterBéranger II, sa femme et ses filles : la conspiration s’é-vanouit. En 965, Aldalbert renouvelle sa tentative enLombardie : nou vel échec. L’empereur se borne àfaire arrêter le chancelier du royaume. L’année sui-vante , les marquis conspirent : l’empereur descenden Italie , et les conspirateurs vont à sa rencontre luioffrir leurs hommages; il les fait arrêter; personne neles défend : le mouvement s’arrête. Adalbert se réfugieà la cour de Byzance, pour répéter le rôle du fils deDidier. L’empereur d’Orient, Nicéphore , le secondepar une armée qu’il envoie en Italie. Cette fois, Othon I erconstate son droit par une victoire. Adalbert est vaincucomme jadis Adelchis l’avait été par Charlemagne,Plus tard, Othon II et Othon III se succèdent sans quepersonne conteste le droit de l’empereur. A la mort.d’Othon III, en 1002, l’Allemagne change de dynastie,et on conçoit qu’un nouveau prétendant se présente enItalie. Ardouin, marquis d’Ivrée, se fait couronner àPavie. Est-il accepté ? Peut-il se soutenir? Dès le début