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RENOUVELLEMENT 1)U PACTE
cune trace, si ce n’est quelques souvenirs, rares,confus,impuissants. Le peuple créait une Église républicaine,sous Béranger I" il prenait les armes contre l’invasiondes Hongrois, les tournait ensuite contre l’invasion in-térieure du royaume, donnait une signification nou-velle à ses villes, à ses maisons, à l’irradiation desroutes, des fleuves, des péages opposés à l’irradiationantipathique des villes militaires; et Othon I er obéis-sait à la révolution qui le subjuguait par la nécessitéde détruire la tradition des rois. Les villes du Frioul,Vicence, Padoue , Trévise , même Vérone, étaientcomblées de faveurs, et le duché de Frioul se décom-posait en quatre communes. D’autres faveurs étaientprodiguées à Pise, en haine de Lucques, ville royale,à Orvieto, en haine d 'Arezzo, de Chiusi, de Sienne ,villes militaires. Gênes était détachée de Pavie et de lagrande Lombardie à force de privilèges, de sorte quele nom de Ligurie qui, sous les Romains, embrassaittoute la haute Italie de l’Ouest, se trouva restreint àGênes et à ses dépendances. Les centres romains se dé-veloppèrent, les centres des casernes s’agitèrent parcontre-coup, et il en résulta les villes italiennes, ceschoses matérielles, vivantes, organisées par un méca-nisme administratif quelconque, toutes condamnées àmarcher en avant par les routes, par les fleuves, par lecommerce, les unes pour empiéter, les autres pour sedéfendre. Les faveurs accordées aux villes furent ledernier coup porté à l’unité royale. Depuis Othon I er ,les comtes ne sont plus rien dans les villes, ni les ducsdans les duchés; ils n’ont plus de roi qui les groupe,de sol qui les protège; les peuples leur échappent, ilsne peuvent plus conspirer. Jadis Rome était détrônéepar Byzance et Ravenne; ensuite, Pavie supplantait