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Tome premier.
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232 RF.NOUVF.LIÆMF.NT IU! PACTE

et les évêques de la Lombardie, une Église collective detous les archevêques, évêques, abbés et prélats vivantdans la communion d’une même idée contre les rois,les ducs et les doges de la vieille barbarie. Cette fois laséparation des deux pouvoirs est deux fois plus pro-fonde. On ne s’est pas borné à renverser le roi de Pa-vie; on l’a détruit. La révolution s’empare des États del’Église; l’abolition du roi, la dislocation de l’aristo-cratie royale, l’élévation du clergé et celle des commu-nes, ces quatre principes dictés par la haute Italie,réclament un bouleversement complet dans les terresde l’ancienne donation. — Plus de doges-évêques àRome; il faut que les papes issus de Théodora etde Marozia disparaissent à jamais comme les rois dePavie; le nouveau pape sera le demi-dieu des multitudesrégnant sur la politique ténébreuse des Romains.—L’a-ristocratie romaine est vouée à une catastrophe, commel’aristocratie du royaume; son règne finit. C’est le peu-ple qui doit commander, en se dégageant des patriciensqui imitent la domination féodale de Pavie. A la suited'Otlion 1 er , on voit paraître les comtes de Toscolo, deSegni, de Galeria, avec une importance jusque-làinconnue. Ces rois des paysans de la campagne devien-nent le fléau des familles patriciennes.—La donation,cette grande largesse qui reflète sous de vastes propor-tions toutes les faveurs prodiguées en détail aux arche-vêques et aux évêques, ne' saurait ne pas se déve-lopper d’après les principes qui livrent aux pontifestoutes les régions byzantines. Suivant Raronius,Othon I er accorde soixante villes au pape Jean XII, et sil’acte n’est pas authentique, du moins est-il dans l’es-prit du nouvel empire, et on ne saurait révoquer endoute la concession très-évidente de l’exarchat et d’une