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Tome premier.
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RF.NOUVEU.KMF.XT RU PACTE

nommer aucun pape ; on choisit ensuite un Jean deRome qu’on ne peut sacrer, puis un Jean XV quirappelle toujours par le nom Jean XII, mais le maîtrede Rome n’est plus le pape, c’est Crescentius de No-rnento « inclyta progenies, » d’une famille illustre,dont la prudence rappelle celle A'Albéric et comme luinommé patricien et consul, il se campe dans le châ-teau de Saint-Ange, la forteresse de Marozia, etpromet l’indépendance des doges contre la révolutionde l’Eglise. Jean XV, effrayé s’enfuit et l’empereur leréintègre à Rome , mais à son départ Crescentiusachève l’insurrection, nomme un antipape grec, Jean,évêque de Plaisance, et revendique la domination tem-porelle confisquée par l’Eglise et par la révolutionitalienne ; « Imperium sibi usurpavit. » Rome redevientune république byzantine et à l’imitation de Napleset de Venise, elle se place sous la protection de Byzance.Les légats du doge parcourent l’Italie pour ressusciterle royaume; il s’agit de la retourner tout entière ensens inverse en la soumettant à l’évolution romaine.Mais personne n’écoute la voix de Rome , personne nesonge à la république des tombeaux, et Crescentius setrouve seul contre Othon III qui arrive avec l’arméeallemande et le nouveau pape Grégoire V, son propreneveu. L’antipape Jean XV tombe entre les mains dupape, qui lui arrache le yeux, le q,ez et la langue, etCrescentius assiégé dans le château de Saint-Ange serend sur parole et il est décapité avec douze dessiens.L’Eglise nage dans le sang, les horreurs de la révolutionscandalisent les saints eux-mêmes; Saint Nil gémit surle sort de l’antipape affreusement mutilé; Saint Ro-muald proteste contre le supplice de Crescentius trahipar l’empereur ; et les massacres ne suffisent pas encore