HANS LES VILLES.
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sant supposer une altération politique dans la villeA Pérouse, on trouve aussi les deux palais de la com-mune et du peuple. D’après les annales de cette ville,on commence, en 1335, à construire le palais du peu-ple et, en 1350, on renouvelle celui de la commune.Aux époques postérieures, on laissait subsister sépa-rément les deux pouvoirs distincts de la révolutionépiscopale. Dans les diplômes de Sienne, on lit : « Po-« testas communis et populi. » La commune ne se con-fondait pas non plus avec la masse flottante des mar-chands; la chronique de Parme déclare, sous Pan 1253,que Giberto de Gente « erat potestas communis et« populi et mercadantiæ. » Le mot de peuple a trompéles écrivains modernes, tous unanimes dans l’erreuruniverselle qui confond le premier peuple avec lacommune. L’ordre des temps, l’ordre des idées, l’ordredes révolutions, tout a été interverti ou perdu, et lesens primitif de la révolution épiscopale, ce premierréveil de l’Italie nouvelle, s’est trouvé effacé par le dé-veloppement des institutions postérieures.
Continuons notre revue. San-Sepolcro en Toscanenaît épiscopale; sa fondation remonte à l’ermite Ar-cano, sorte de Romulus ecclésiastique qui fait des mi-racles. La petite bourgade surgit comme par enchan-tement , à l’ombre d’un monastère. A la chute duroyaume, Othon I er , dit la chronique « déclara cette« terre indépendante de tout archevêque, évêque,« duc, marquis, comte, ou de n’importe quelle puis-
1 « 1321. Fecit dominus Guido episcopus elevari campanam« populi de palatio populi et poni super turrim de palatio commu-« nis; elevata exinde et deposita ilia magna Campana quæ facta« fuerit prius et usui non erat. 1322. Et facta est Campana com-« munis quæ olim stetit in palatio populi. » (Annales Arelini.j