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Tome premier.
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tlANS LËS VILLES.

SOI

traire à la papauté. En effet, Othon II affranchit laville, en la confiant à cent familles, qui composent lepremier peuple. Le recteur est supprimé; on nommepour la première fois des consuls, et grâce au nouvelempire d’Allemagne, on triomphe du souvenir attardéde Charlemagne. En 1002, le parti de la liberté et del’empire attaque de nouveau le parti féodal de l’Égliseromaine;en 1000,en 1007, nouvelles séditions ;en 1028,Manente signale « de grands meurtres et de grands ra-vages. » De 1039 à 1059, on trouve encore quatreséditions, et l’impitoyable chroniqueur ne se lasse pasd’accuser les perturbateurs et les hérétiques.

Chiusi, ville longobarde et royale, estdélivrée en 992,mais, bientôt enchaînée de nouveau, on la donne aucomte Bovacciani, l’un des Cent du peuple d’Orvieto.La ville frémit; en 1020 elle veut se révolter; en 1031,elle se divise en deux partis : les noirs et les blancs,les uns pour le peuple, les autres pour le comte; larébellion est toujours imminente. Singulière interver-sion ! le peuple longobard de Chiusi se trouve dominépar un comte populaire d’Orvieto. Comment s’y ré-signer?

Saint-Marin naît avec la révolution épiscopale; sonberceau est le petit monastère de San-Marino, sa pre-mière enceinte est l’enceinte du couvent, sa premièreliberté est la liberté de son Église. Encore cette Eglisene tient-elle sa force que de l’évêque de Saint-Leo, quirelève du comte de Montefeltro.

Mont-Cassin se réveille, à la chute du royaume, sousla protection de l’empire. La grande abbaye s’étend etrevendique ses immenses juridictions; aussitôt la luttecommence contre les comtes longobards des alentours.L’abbé Àlgerno est aux prises avec les comtes d’Aquino,