DANS LE MONTFERRAT, EN CORSE ET EN SARDAIGNE. 313
« tion, surtout ceux qui avaient été anoblis par le« comte Arrighetto; des chefs vaillants qui s’étaient« levés construisirent des châteaux dans leurs terroirs« et subjuguèrent plus ou moins leurs voisins dans la« mesure de leurs forces. » Le peuple de la révolutionentraîne avec lui la population des villages. « Bien des« villages, ne pouvant plus tolérer la domination des« barons, se transformaient en communes; ils choisis-« saient un chef riche et puissant pour tenir tête aux« barons et aux gentilshommes, et ils le nommaient« leur chef avec le titre de comte, en lui donnant un« salaire. Il en résulta de très-grandes guerres... » Cesont les guerres de la révolution qui pénètrent dansl’ancienne famille du comte de Corse, la dissolvent etla subdivisent, en multipliant les chefs. Ici, la chroni-que devient fédérale pour suivre les puissances nou-velles. D’abord, il y a la famille du comte, dite desBiancolacci; à moitié dépossédée parla branche cadettedes CJnarchi, qui réside à Cinarca, elle perd ensuiteFreto qui se révolte avec Orso, Sergianni, disputéetour à tour par les deux familles des Cagnesi et desArainchi ; elle perd enfin les Rizzanesi,Rianinchi,Pievede Valle, qui se révoltent en créant leurs comtes. LesBiancolacci, réduits à Carbini et à Bisoggeni, se divi-sent en Biancolacci de Carbini et de Bisoggeni; cesderniers se subdivisent par deux frères dont l’un bâtitune tour blanche, l’autre une tour rouge, et les blancset les rouges se livrent un combat acharné. C’est lamême dissolution dans la branche cadette des comtesde Corse ; les Cinarchi se scindent par les deux frères,André qui se fixe à Cinarca, et Henry qui règne àCozzi. Ils perdent Cauro qui se révolte, Celavo qui s’in-surge parles Salaschi, débordés à leur tour par la