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Tome premier.
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314
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314 I.A RÉVOLUTION DES KVÊQUIÎS EN TOSCANE, EN SAVOIE,

révolution. Ajaccio se révolte avec les Oretacclii etles Montacchi, qui se déchirent entre eux. Vico se ré-volte par les Rollandinacci, qui se scindent en deuxbranches de Giunepre et de Catena, plus tard ex-pulsés par les Amondaschi de Pietra. « C’est à peine,« dit Grossa, si André Cinarca put se maintenir dans« la paroisse de Cinarca. » Il est attaqué par ses deuxcousins Malpensa, Malfidanza. On ne peut s’y fier; ilsreprésentent des peuples nouveaux. La révolution élèvede nouvelles familles : à Olmia, les Marinchi et les Ave-zeriaci; à Castiglione-di-Pino, Adaldo, aux prises avecla famille de Saint-Antonino, qui lui tue son fils, luiprend une fille et l’égorge. Sur le Golo, on voit paraî-tre Amondino, qui s’empare de Catena, de Giunepre,de Vico, de Venaco, de Talcino, de Mariana, de Coa-sina. A la mort d’Amondino, sa famille, qui s’appelledes Amondaschi, se trouve dépossédée par l’insurrec-tion. Mariana s’affranchit, Caccia, Vallirustie, Coasinal’imitent; Bigorno se lève par les Letinchi, Casacconipar les Olinicciani, Rostino par les Torchini, Omèssapar les Ceccaldi, Tralonca par les Talcini. Un Truffettaprend Talabo; ses trois fils se combattent entre eux,et ils perdent Novella, Nocera, Castelnovo : pas unvillage qui ne soit agité par les furies de la guerrecivile. « La Corse, dit Grossa, resta bien des années« plongée dans les calamités de l’anarchie, sans espé-« rance aucune. » Et Grossa nous laisse sans date etsans direction au milieu du chaos. C’est à nous denous frayer la route par la force d’une hypothèse;l’iiisloire idéale de la révolution des évêques nous yautorise, et puisque les événements que nous connais-sons en suivent la marche, ceux que nous ne connais-sons pas la suivront à leur tour. De quoi s’agit-il? De