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LA RÉVOLUTION DES ÉVÊQUES
sur le pied de l’égalité, alliées au duc longobard deSalerne, le vieil ami des Normands (1043).
Que devient Bari, au milieu de la nouvelle fédéra-tion? Dans le premier élan elle s’insurge, et le fils deMello, Argiro, s’évadant des prisons de Constantinopleachève la défaite de Byzance. Mais Bari s’aperçoit quela fédération l’entame et lui enlève les villes des alen-tours, que Giovenazzo doit être reconquise, si on veutla maintenir dans la dépendance hiérarchique de lacapitale; et alors Bari revire, Argiro revire comme laville qu’il représente; Byzance seconde le revirementet se sert d’Argiro lui-même contre la révolution fédé-rale. De là, Argiro, nommé duc d’Italie, pour Opposerl’unité barienne à la fédération normande ; de là, saperfidie à mille faces, versatile, infatigable, danstoutes les ressources de la rouerie byzantine. 11 veutà l’amiable déporter en Perse les Normands au ser-vice de l’empereur d’Orient; il veut les combattre àvisage découvert. Révolutionnaire dans sa ville, réac-tionnaire dans tout le Midi, prêchant la tyrannie sous lefliasque de l’indépendance, incendiaire en paroles, in-fâme par l’action, il entraîne les doges, les ducs duvieux temps, et les Normands se trouvent menacés parune réaction formidable comme celles qui attaquaient« ex toto regno » Boniface en Toscane, Héribert à Milan,el le comte Arrighetto Bel-Messere dans la Corse féodaleet transmontaine.
A l’intérieur, chaque État longobard ou byzantin estemporté par le mouvement souterrain du peuple, quibrûle de joindre la nouvelle fédération des Normands.A Capoue, les citoyens demandent la mort du princePandolphe IV, chargé de chaînes et envoyé en Alle-magne par l’empereur saint Henry II. Quand Pandol-