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Tome premier.
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DANS LA BASSE ITALIE.

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ral byzantin, en Sicile, il avait été honteusementfouetté en présenee de l’armée. Fier comme un Longo-bard, souple comme un Grec, Ardouin dissimule safureur, et entraîne le despotisme stupide de Byzanceà lui confier plusieurs villes de Pouille où il organisel’insurrection : promesses, ruses, présents, il n’épar-gne rien pour soulever le peuple contre Byzance ’. En-fin, il affecte d’aller à Rome gagner des indul-gences, et se rend à Avversà, prévenir les Nor-mands 1 2 . « L’heure de l’action, dit-il, est arrivée.»Et l’action commence. On attaque Melfi. Les citoyenshésitent; ne connaissant pas les Normands, ils son-gent à résister. Le Lombard s’avance seul sous lesremparts : « Je vous apporte, dit-il, la liberté que je« vous avais promise; ceux-ci ne sont pas des ennemis,« mais de grands amis; j’ai fait ce que je vous avais« dit : faites ce que vous m’avez juré. Nous venons« pour vous soustraire au joug dont vous vous plai-« gnez. Dieu est avec vous; Dieu a miséricorde de la« servitude et vergogne que vous souffrez, et pour ce,« il a mandé ces chevaliers pour vous délivrer. » Melficède; Ascoli, Savello sont enlevées. Les victoires nor-mandes se multiplient : on prend Yenosa, Monopoli,Matera, Trani, Civita, Cannes, Montepiloso, Trigento,Acerenza, San-Arcangelo, Minervino, Siponto. Chaqueville enlevée à l’ennemi se transforme en un comténormand, et le nouveau gouvernement aboutit à unefédération où tous les comtes, toutes les villes restent

1 Se monstra bienveillant à tuits li subjette.... et lor promettaitde vouloir fatiguier et travailler pour lor deliberation. 11a quellesage soulillesse pour lever la seigneurie à li seignor qui lui firentinjure et émut lo peuple contre eux 1

2 Fit semblant d’aller à Rome à la perdonnance.

T. i.

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