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Tome premier.
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REACTION IMPERIALE

ques. L’ère des saintsde l'Allemagne se ferme, l’ère desimpies commence et se dessine obscurément par unelongue série de descentes, de rencontres, de bataillesmultipliées, n’ayant d’autre unité que celle de l’idée desempereurs de Yeibelingen, qui opposent le vieux pland’Othon I er , encore suivi en Allemagne, à la liberténouvelle de l’an 1000, qui emporte la Péninsule. Onne cherche pas à relever le royaume qui déposséderaitl’empire ; on ne veut pas même relever les vieux comtesqui violeraient les immunités épiscopales. Les Égli-ses, les communes, les familles nouvelles sont respec-tées; la réaction se borne à une répression constitu-tionnelle, exigeant que les archevêques, les évêques,les capitaines, les vavasseurs et les vavassins restenttous et partout à leur place, immobiles comme les sta-tues des cathédrales de Trêves ou de Cologne. L’héré-dité des fiefs, progrès tardif dû en Allemagne à lavieille révolution d’Othon I er contre les duchés au pro-fit des petits États, devient la base de la réaction impé-riale en Italie, pour rassurer et immobiliser la noblessecontre le pouvoir électif et menaçant des évêques.

La réaction échoue sur tous les points et se réduit àun choc inutile, bientôt esquivé par lesvilles italiennes.Nombreuses, créées par la liberté, sans un maîtreprésent qui les réprime, sans une diète qui lessurveille, sur un sol volcanique, enhardies par lacatastrophe du royaume , s’excitant, s’entraînantmutuellement, par l’exemple, parle succès, par laféerie du pouvoir spirituel, privilège exclusif de l’Italie,elles échappent à l’armée des comtes en déroute,et les quelques soldats que l’Allemagne accorde àl’empereur sont dévorés par l’incendie qui s’étenddepuis les Alpesjusqu’au détroit. Bref, la révolution de