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Tome premier.
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RÉACTION IMPÉRIALE

elle. Son chef Bérold, d’après la chronique de Savoie,est le propre neveu de l’empereur Othon III. « Il fut« si chèrement aimé, dit la chronique, de l’empereur« son oncle, qu’il lui donna la principale direction de« son Etat. » Il est juste que l’un des hommes de larévolution contre le royaume soit représenté comme legrand fédéré, le ministre de l’empire. « Othon, continue« la chronique, étant allé faire voyage, s’aperçut qu’il« avait oublié les reliques qu’il portait toujours aveco lui au chevet de son lit. Ayant envoyé Bérold pour les« prendre, Bérold trouva l’impératrice qui souillait le« lit conjugal, ce dont il fut si indigné qu’il la tua de« sa main avec l’adultère. » Le héros de l’Eglise s’em-porte par excès de zèle et de religion, parce qu’il trouveun adultère impérial au lieu des reliques qui doiventsauvegarder l’empire. « L’empereur, poursuit la cliro-« nique, avoua le procédé 4e Bérold ; mais le comte de« Mons, père de l’impératrice, lui fit une cruelle« guerre, de sorte que, pour avoir la paix, il fallût« chasser Bérold de la cour pendant dix ans, à la« charge qu’il ne porterait pas les armes de Saxe,« mais seulement un aigle de sable sur un écu. Bérold,« pour satisfaire au commandement de l’empereur,« sortit d’Allemagne. » Il se détache de l’Allemagnecomme Aleran. La légende l’exile pour l’opposer à laféodalité impériale, et ne lui laisse l’amitié de l’em-pereur que pour sanctionner la révolution italienne quise développe en Piémont et en Savoie.

Sur la terre pontificale, la légende doit être prise aurebours, car la lutte doit se réaliser contre le papeetnoncontre l’empereur, et la réconciliation doit se faire parl’empereur et non par les hommes de l’Eglise. En effetla légende de Hugues Colonna, premier comte de la