REACTION IMPÉRIALE
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Melfi, Robert Guichard se déclare « duc de Pouille et« des Calabres, par la grâce de Dieu et de saint Pierre,« et de plus duc futur de Sicile , Dieu aidant et saint« Pierre’.» En 1058, le pape donne l’investiture de Ca-poue à Richard, beau-frère de Robert. Bientôt Capoueest conquise; on arrive à Palernie en 1072; les répu-bliques byzantines, les principautés longobardes, Bari,capitale du catapan, tout est emporté; au bout devingt-cinq ans, la basse Italie unie, confédérée, affran-chie, oublie à jamais l’impiété des doges et des ducs.
Le mouvement intérieur des divers États aboutitégalement à la fédération normande, comme au der-nier port de salut. — À Bari, l’orgueil métropolitainet le parti aristocratique de l’indépendance s’effacentdevant la démocratie catholique, qui cherche avant toutla liberté et la protection des évêques; Argiro, l’hommede l’impiété antique, disparaît paur toujours, rappelépar Byzance, l’an même de sa défaite. En 1057, onlutte contre Byzance, à la suite de Maraldizzo, etMaral-dizzo, placé entre les Grecs et les Normands, ne règnequ’en chef de transition, de sorte ju’àsa mort, en 1059,la métropole du catapan s’offre delle-même au comtenormand Humfroy, et tombe de tout son poids dans lanouvelle fédération. —Nous avons vu Capoue révoltéecontre Papdolphe IV, son prime longobard chargéune première fois de chaînes jar l’empereur saintHenry II, et la seconde fois classé par« l’empereurConrad II, à la grande joie delà ville. Plus tard, larévolution de Capoue essuie le choc du pape et del’empereur qui revirent, etHemy III lui impose de
1 Ego Robertus, Dei gralia et sancli ’etri clux Apuüfe et Cala-brite atque unique subvetiienle futurus Siciliæ.