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Tome premier.
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CONTRE LA RÉVOLUTION DES ÉVF.QIIF.S.

vive force ce même homme deux fois dépossédé 1 ; maisles citoyens se jouent du volte-face impérial; Pan-dolphe IV est assassiné : les chroniques disent qu’il estemporté par des diables. Son fils, Pandolphe est abhor-ré; vaincu en 1058, par Richard comte d’Avversa, il estdépossédé « à cause, dit-on, des crimes commis par ses« ancêtres. » Ses descendants meurent dans la misère,sous le poids de la malédiction catholique : c’est la li-berté fédérale, et non la conquête, qui s'impose à Ca-poue. La ville garde ses tours, ses remparts; défenduepar ses citoyens, elle est livrée à elle-même.—Bene-vent marche au choc avec Pandolphe III, prince chérides citoyens, et en 1047, méprisant l’anathême dela réaction, elle [ferme ses portes devant le pape etd’empereur. L’année de la grande trahison, la villesuccombe au pape saint Léon IX, avec qui l’empereurHenry III l’échange contre Bamberg, en Allemagne.Pandolphe III est dépossédé par le pape, qui lui sub-stitue Rodolphe, comte de l’Eglise. Mais après la ba-taille de Civitella , Rénévent surmonte le choc et s’a-vance sous le vent des Normands, à tel point que lepape doit lui rendre son Pandolphe III, qui la lègueà son fils Pandolphe IV et, toujours sous l’influencede Civitella. — Salerne était déjà dans la révolutionfédérée des Normands avec [le duc Guaimaire IV, quenous avons vu tomber sous le poignard de la réactionlongobarde, au moment où Argiro conspirait pourmassacrer les' Normainds. La chronique l’accuse detyrannie, et le déclare justement sacrifié; quelle quesoit l’interprétation des faits, il est certain que la li-berté salernitaine s’avamce en renversant l’ancien duc,

1 « Grant rlolor orent cil de Capue. » (Tst. de H Nonn.)