RÉACTION IMPÉRIALE
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ble, rampantsoiis les verges du eatapan et sous la fureurde Byzance, pour se traîner à Avversa, sous prétexte dereligion. Argiro trahit les Grecs, les Normands, toutle monde, finissant par se trahir lui-même. Et encoreces trois hommes qui représentent la faiblesse des in-digènes sont des Lombards naturalisés dans le Midi.Regardez Guichard , Drogon , Ilumfroy, les chefs desNormands, vous verrez une autre race, un autre temps,d’autres idées ; dans la ruse même, les nouveauxFranks s’écartent à jamais de la voie des anciennes tra-hisons; depuis le jour de leur arrivée, ils croient telle-ment au pacte de l’Occident qu’on les dirait des juristesarmés, des acquéreurs de biens-fonds, et beaucoupd’historiens s’impatientent de les voir, si vaillants, sepréoccuper sans cesse de la loi qui règne par le papeet par l’empereur.
Résumons-nous : il y avait en Allemagne, près deHeidelberg, un château jadis célèbre, sous le nom deVeibelingen : là le roi Arnolphe fêtait Noël en 887; là,en 893, Béranger I er demandait pour la première foisl’intervention de l’Allemagne contre les Franks d’Ita-lie qui fondaient le royaume de Spoleti ; là se mon-trait pour la première fois l’amitié fédérale qui de-vait unir l’Italie à l’Allemagne. Veibelingen devenaitun alleu de l’empereur Conrad II, dit de Veibelingen :la dynastie des Hohenstauffen, en continuant sa tradi-tion, s’appelait également deVeibelingen, en italien deGebelino, en français de Gebelin. Avec la nouvelledynastie, l’hostilité succède à l’amitié, la résistancesuccède à la faveur ; les chocs se multiplient à Milan,en Toscane, à Rome, dans le Midi ; il y a une premièreréaction gebeline et universelle, et en surmontant tous