358 LA RÉVOLUTION DES EVEQUES
saient les portes du palais impérial : Henry III des-cend en Italie uniquement pour l’accabler en Toscane,et son succès se borne à l’enlèvement de Béatrix,quivenait au devant de lui. Il faut donc que la révolutionsoit reconnue en Lorraine comme en Toscane ; et,au bout de deux ans, par la médiation du pape saintLéonIX, GolhefroyestréconciliéàCologne. GothefroyleBoussu succède à son père, et mari de Mathilde de Tos-cane, la fille de Béatrix, il continue l’alliance de la Lor-raine avec la Toscane, toujours prêta combattre contrela loi impériale au nom de Dieu et des peuples d’Italie.— La haute Lorraine entre, à son tour, dans l’oppo-sition catholique avec le cousin du pape saint Léon IX,Gérard d’Alsace, qui combat les grands évidemmentavec le secours des évêques, et meurt empoisonné;le duché échoit ensuite au Gothefroy de la basse Lor-raine , et même avec Thierry II il reste catholique. —En Flandre, le comte Baudoin V attaque Yempire, laHollande , le Brabant , s’étend en prenant Gand etAlost et devient le tuteur du roi Philippe de France,royaume catholique hostile à l’Allemagne. —En Alsaceet en Souabe, la nouvelle révolution se montre avecErnest II, allié de la Lorraine et de la Franconie contrel’empereur Conrad H; les grands refusent de le secon-der: «nous sommes libres, lui disent-ils, et l’empereurest le premier défenseur de nos libertés.» Ernest échoue,mais la révolution reparaît bientôt avec Rodolphe, quila pousse jusqu’à se proclamer lui-même l’anti-césarcontre l’empereur Henry /FdeGebelin. — Les comtesde Zeringuen, de Habsbourg, de Nordgau, de Brisgau,le pays d’Alsace, l’Helvétie romaine, l’évêché de Stras-bourg pendant la domination de Rodolphe de Souabesont tout disposés à suivre la révolution catholique. —