CHAPITRE IX
LA LIBRE ELECTION DES ÉVÊQUES.
Nécessité de repousser les évoques imposés par l’empereur quiles charge de jouer le rôle de comtes.—Combat difficile.— Larévolution de Milan impuissante avec la politique de Lanzone.—Victorieuse avec la religion de saint Herlembard.—Bergame.,Brescia, insurgées.—Les villes royales exaspérées.— Lodi.—Lutte de Crémone contre son évêque.— Ast brûlée par sonévêque impérial Giolem. — Colère et visions des habitants dePavie, — Como, — Padoue, — Plaisance. — Singulier calmed'Aquilée, — Bellune,—Trévise. — Réformes d’Ancône, deBologne, de Césène, deViterbe, de Ferrare.— Élections tos-canes : —de Fiesole,—de Sienne,— d’Arezzo,—de Lucques,—deFlorence.—Le miracle de Pierre de Feu, qui triomphe de laféodalité en traversant un bûcher allumé,—Souffrances et vic-toire de Pise.—Volterra.—Le marquis de Toscane flagellépour avoir troublé les élections ecclésiastiques.—Insurrec-tion mystérieuse de l’abbaye de Nonantola. —Ravenne semoque du pape.—Ancône. Spoleti et Camerino imitent Ra-venne —Selvacandida, Agobbio, Ostia.—Vision de l’évêque dePorto.—Panique et consolations des moines de Moncassin.—Détresse du clergé imposé.—Élan du clergé populaire.—Lamaison de Savoie. — Les Sardes en mouvement. — Les Corsesse donnent au pape*—Les Normands se ménagentune sortede libre élection entre le pape et l’empereur.
La ville italienne ne peut pas s’arrêter à l’expulsiondu comte. L’empereur ne laisse passer la liberté épisco-pale qu’à la condition traditionnelle de nommer Jxii—même les évêques ; il les choisit, l’aristocratie les dési-gne, s’en empare et le despotisme du comte se repro-duit ainsi sous les évêques imposés par l’empereur dansles régions impériales, ou parle pape dans les régionst. i. 24