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Tome premier.
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LA LIBRE ELECTION

pontificales. Le peuple est condamné à continuer larévolution en la transportant sur le terrain des élec-tions épiscopales. — De là, une nouvelle phase, une'seconde période idéale dans l’époque de la révolutiondes évêques. Le peuple exige que son chef soit l’éludes prêtres, des chanoines et du chapitre, en commu-nication continuelle avec la ville. On repousse les évê-ques imposés, qui sont, dit-on, des impies, et on con-sidère la nomination impériale comme un sacrilège.Dans le fait, elle est un dernier legs de l’ère des rois.Les tyrans de Pavie iinposaientleurs créatures aux dio-cèses, les soumettant à des prélats, fonctionnaires duroyaume, et c’est ainsi que l’unité militaire régnait àcontre-sens de toutes les villes romaines. Plus tard onlaissait les nominations à l’empereur d’Allemagneparce qu’il les retournait contre la tyrannie du royaume.Othon I er était le chef de la révolution, ses successeursl’imitaient; tous marchaient avec le peuple, et personnene songeait à réclamer contre les nominations impé-riales. Mais, après le choc, l’empereur n’est plus unami, l’évêque imposé n’est plus l’homme du peuple; ilinterprète la réconciliation en demandant une aveugleobéissance; le peuple, au contraire, l’interprète enréclamant une nouvelle indépendance. L’évêque estl’ami des grands, de l’aristocratie, des feudataires de lacampagne; le peuple est l’ennemi de tous les amis deson chef spirituel devenu royal; il faut conquérir lalibre élection sous peine de retomber dans l’ère desrois'.

La nouvelle lutte est longue, pleine d’incidents, d’é-pisodes, de complications continuelles; pour la suivre,il suffira de fixer notre attention sur l’unique point dela libre élection : il ne s’agit que de conquérir la liberté