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Tome premier.
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LA LIJiliK EUiCTWS

l’archevêque Héribert de Milan imposait au nom del’empereur. Lodi, assiégée, ne cédait qu’à la force.

Crémone, ville royale, exemptée d’avance commeLodi, lutte dès les premiers temps de la révolutionépiscopale et à chaque pas que font les villes lombar-des contre les comtes, elle combat son évêque imposé.Quand Milan chasse la famille du comte, vers 99-1, lepeuple de Crémone s’insurge contre l’évêque Olderic,évidemment parce qu’il est impérial. En 1019, l’em-pereur charge l’archevêque Héribert de Milan dedonner un évêque à Crémone. Héribert impose Lan-dolplie, et ce n’est qu’en subjuguant la ville qu’il gou-verne par son neveu et par la famille nouvelle desDoara. Crémone, traitée en conquête milanaise, serévolte contre l’évêque imposé qui, loin d’empiétersur les juridictions féodales, empiète sur les juridic-tions ecclésiastiques en persécutant l’abbé du monas-tère de Saint-Laurent. Le peuple s’attache à l’abbé.En 1035, l’évêque est chassé ; on rase son palais, lestours et la double enceinte qui le protégeaient'. Larévolution s’arrête-t-elle à l’expulsion de Landolphe?J’en doute, je crois qu’elle emporte la féodalité de Cré-mone. «A cette époque, dit la chronique, la vieille cité« fut rasée; on en construisit une autre beaucoup plus« vaste qu’on appela la ville nouvelle. » On ne détruitpas des villes pour le plaisir d’en bâtir de nouvelles; ledésastre de la vieille Crémone suppose la déroute de laféodalité; d’autant plus que la vieille Crémone continue

1 « Landolfus sancti Laurentii etCremonensis populi fuit acerri-« mus persequutor. Quocirca populus ipsum de civitate ejecit et« palâüuni turribus et duplici muro niuuilum deslruxit. Periude« sicut episcopio multa conquisierit tamen multa per superbiama multa per inoxiam perdidit. » (K. 1030. Sicard.)