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Tome premier.
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DES ÉVÊQUES.

populo. » Les deux partis d’Atto et de Godefroy secombattent, mais ils sont également dédaignés par lepeuple, et l’empereur ne vide le débat qu’en accor-dant un nouvel archevêque, Thiébald, qu’on peutappeler l’archevêque de la libre élection , car il arriveaprès une nomination pontificale repoussée et après uneinsurrection persistante qui modifie trois fois la nomi-nation impériale, en la faisant passer de Gui, à Gode-froy et à Thiébald.

Ailleurs on devine les mêmes scènes au milieu dusilence général dans les indications très-courtes deschroniques. Ainsi à Bergame, vers 1041, l’empereurHenry III donne le titre de 'comte à l’évêque Ambro-sio, et Ambrosio, probablement impérial, se trouve as-sailli par la démocratie catholique, qui demande lasuppression du clergé marié. — Brescia condamne sonévêque à répudier les mariages du clergé, et l’évêquedoit céder au légat du pape qui domptait l’archevêquede Milan.

Dans les villes royales, on devance le mouvementdes villes romaines contre les nominations impériales.Depuis Othon I er , ne sont-elles pas faites contre leroyaume, dans l’intention de combattre la traditionroyale? Les empereurs ne chargeaient-ils pas les arche-vêques de Milan de choisir les chefs spirituels des villesrécalcitrantes ou suspectes de royalisme? De là, lesvilles royales qui commencent très-tôt à repousser lesnominations impériales ou milanaises, avec une obsti-nation qui précipite la date de la révolution en l’anti-cipant sur les villes romaines et même sur Milan.

Lodi, ville royale, exemptée d’avance de la domina-tion (Ju comte, lutte pour garder sa liberté électorale, eten 1033, son peuple s’oppose à l’évêque Ambrosio, que