DES ÉVÊQUES. 379
depuis la ville respire; elle nomme un citoyen RinaldoPéri, « redditus ampliavit... litteratura valebat. » Noussommes en progrès.
De même que Como, Padoue gémit sous le poids denominations allemandes.
Plaisance, en 1043, a pour évêque un Gui, parent del’impératrice Agnès; en 1049, on élit un des fils d’uncomte longobard, mais il doit succomber à la révolu-tion qui l’attaque...
Aquilée se montre au contraire calme, avec son pa-triarche toujours imposé, mais cette exception s’expli-que par l’hostilité de l’ernpire contre l’aristocratie duFrioul, et par l’action du patriarche, qui se sert de sonautorité pour propager la liberté dans tout le patriar-chat.
Et la liberté se propage en effet. À l’époque de la luttecontre les évêques imposés, Bellune double son peupleofficiel; en 1070, les quatre familles privilégiées s’ad-joignent la suite des parentés. A Trévise, en 1031, lepatriarche réforme les chanoines, et c’est là uneréforme électorale, car les chanoines sont les électeursdes évêques.
En 1049, l’évêque Amico de Savone accorde les dîmesau chapitre, à la condition que les chanoines vivrontensemble. Nouvelle réforme électorale. En 1034, l’évê-que Adelfred de Bologne détermine le nombre deschanoines et accorde au chapitre un tiers des dîmes etdes oblations.—En 1046, on voit les mêmes réformesà Césène, où elles sont décrétées par l’évêque Jean II.Viterbe commence son mouvement en 1015, par l’é-vêque qui convoque un concile diocésain. « Et ayant« réuni le peuple, dit Feliciano Bussi, il s’engagea spé-« cialement à réprimer l’outrecuidance des nobles, »