LA LllîltE ELECTION
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A Ferrare, dès 4014, l’empereur saint Henry II enri-chit les chanoines.
Dans l’État des marquis de Toscane, chaque villes’etforce de conquérir ses élections.
Fiésole, la ville longobarde avait, vers 1035, unévêque allemand, imposé par l’empereur Conrad II.En 1039, son successeur Athinolphe estaux prises avecles moines, comme les évêques de Crémone ; en 1075, lenouvel évêque Trasamondo est aux prises avec le clergéet avec le peuple, et il est admonesté par le pape. Ilsemble que la révolution triomphe.
Sienne cherche sa réforme éleclorale comme Bolo-gne et'frévise; ses chanoines sont enrichis et réforméspar l’évêque Léon, qui arrive en 1030. « Léon, dit« Uguelli, construisit la maison canoniale, octroya« bien des richesses à ses chanoines, et leur accorda« le cens de la paroisse de Corisano, pour les mettre« à même de vivre ensemble d’après la règle. »
A Arezzo, Thedaldo, mort en 1033, «augmenta les« privilèges des chanoines, » et s’efforça de combattrela simonie.
A Lucques, c’est l’évêque Jean qui protège les cha-noines, de 1023 à 1056. Anselme de Badagio son suc-cesseur est depuis élevé au trône pontifical.
A la même époque, la réforme des électeurs se mon-tre à Florence; en 1032 l’évêque Atto « tint avant tout,« dit Uguelli, à protéger et à favoriser ses chanoines:« il ordonna qu’ils eussent à vivre en commun, leur« octroya des donations et demanda la confirmation de« ses réformes au pape Benoît IX.» Confirmé déjà par lepape, il demande à l’empereur Conrad II une nouvelleconfirmation. La réforme se trouve ainsi sanctionnée