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Tome premier.
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DES EVEQUES.

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patricien, comme si ce nouveau Frank voulait jouer lerôle de Charlemagne. En 1075, Robert Guichard estl’ennemidu pape, excommunié, et l’allié de l’empereurHenry IV. On dirait que les Normands vont accepter lasuzeraineté de l’empire pour échapper à celle de l’É-glise. Ce serait là encore un choix, une option, unelibre élection. Même à l’intérieur, toute la fédéra-tion normande est saisie d’une sorte de frisson, quifait hésiter tous les anciens centres entre la vieille indé-pendance byzantine et la nouvelle liberté des Nor-mands. Ainsi Bari regrette son catapan, qui la rendaitsi riche, si orgueilleuse de ses chaînes, et, en 1004,elle le rappelle, en tenant en échec pendant quatre ansles Normands qui l’assiègent. Mais ce n’est là qu’unacte qui constate la libre élection du chef, et le chef dela résistance, Argirizzo Joannaci, livre la ville aux Nor-mands, qui offrent des emplois à tous ceux qui en veu-lent, et même an catapan, le seul peut-être qui lesrefuse.—Papoue se souvient à son tour d’avoir été lecentre où Pandolphe Tête de Fer improvisait l’unitémalfaisante qui asservissait un tiers de l’Italie depuisSalerne jusqu’à Spoleti. De là une insurrection ; maisles Normands enlèvent les tours à la ville pour la ré-duire à des proportions fédérales. — Bénévent, à l’ex-tinction de sa dynastie, en 1077, passe sous la domina-tion du saint-siège, sans résistance, sans empressement,peut-être pensive sur sa destinée, qui ne lui laissaitd’autre issue que d’être froissée comme Capoue, ouquasi indépendante sous Rome plus lointaine. — Lesséditions d’Amalti et de Gaëte tombent dans une époquequi les laisse flottantes entre la phase precedente del’expulsion des comtes et la libre élection de nouveauxNormands.—Naples reste libre, parce qu’on respecte la