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Tome premier.
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LA LlflKE ELECTION

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recevoir la confirmation pontificale. Il va sans dire quele pape les seconde. En 1074, Grégoire VII corresponddirectement avec les quatre juges pour des intérêtspolitiques; en 1080, il écrit â celui deCagliaripour luidemander des réformes ecclésiastiques, le prévenanthabilement qu’il a refusé plusieurs fois la judicature àdes hommes qui la sollicitaient, et l’île éludait Pise pardes choix, par des traités, par des candidats, par desintelligences prises avec le saint-siège, qui devenait labase d’une option électorale, d’ailleurs très-faible.

Dans la période de la liberté électorale, la fédérationcorse se dérobe aux réactions intérieures en se donnantau pontife. « Les hommes des communes, dit Grossa,« pour ne pas rester écrasés par les barons, envoyèrent« des orateurs au pape en demandant un secours et« un remède contre tant de malheurs. » Le pape prendla démocratie sous sa protection, et il délégué ses pou-voirs au marquis de la Lunigiana, qui combat lesCinarchesi , les Pinnaschi, les Amondaschi, les Tralave-tani , les Corlinchi, les assassins d’Arighetto Bel-Messere,les vieux tyrans de la féodalité transmontaine et lesnouveaux tyrans des communes cismontaines; tout lerégime de la vieille Corse est brisé, et la révolution estcomplète en 1077, sous le pontificat de Grégoire VII, quidevient ainsi le véritable évêque de la Sardaigne et dela Corse, au nom de Dieu et du peuple.

Chez les Normands, le mouvement électoral se révèlepar la libre expansion de la conquête, par les victoiresqui dépassent sans cesse les investitures octroyées, parle succès de Robert Guichard, qui force le pape à lenommer duc des Calabres et de Rouille, tandis que sonfrère Richard est nommé comte de Capoue. En 1065,Richard s’approche de Rome en réclamant la dignité de