DES PAPES.
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révolution. Au bout de quelques mois, Etienne IX estempoisonné comme Clément II et Damason Cettefois le rôle du poison est fini, le mouvement se dé-veloppe en plein jour , et c’est ici que nous trouvonsIldebrand dans la grandeur à la fois occulte et éclatantede sa mission.
Son mérite fut de comprendre que Rome seule nepouvait se suffire, et qu’il fallait la sauver en réunis-sant en faisceau toutes les forces des révolutions ita-liennes.
A la mort d’Étienne IX, il partait pour demander àl’Allemagne un nouveau pape impérial contre lescomtes. A peine en Toscane, il apprend qu’ils ontsacré de vive force l’évêque de Velletri, fils du comtede Galeria, auquel ils ont donné le nom de Benoît X,pour continuer la tradition féodale des trois papes deToscolo. Exilé par la réaction et trop loin de l’Alle-magne, l’infaillible agitateur fait appel aux révolutionsqui emportent toutes les villes. Sienne lui permet deconvoquer un concile ; Florence, la ville des miraclespoliliques, lui donne pour pape son évêque, quiprend le nom de Nicolas; la Toscane lui fournit del’or, avec lequel il soulève les Romains *. Appuyé par
1 « Romani elegerunt eum papam, sed totum lhesaurum quod« îpse a Constanlinopolim conduxil per vim Romani ilium abstule-« runt; unde in ira commotus de Roma egressus est. Cepit iterut« notificaret jamdudum nominato suo germano (Gotofrido) Tune<t Rornani perlerriti metu direxerunt post eum Bracrulum transti-« berinum nomine S-...em qui in dicto itinere ut ferlur venenum« dedisse et mortuus est. » (Ann. rom.)
a « Tune lldebrandus misit pecuniam a comité de Benedicto et« ceteri qui erant de ejus conjuratione et divisum est populum« romanum et ceperunt inter se acriter pugnare. — Et ita divisas