LA LIBRE ELECTION
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son duc, il pénètre à Rome, chasse le pape féodal,le trompe, le dégrade, l’outrage, et appelé le secoursd’autres révolutionnaires, les Normands, qui acca-blent la féodalité en déroute. Toscolo, Palestrine,Segni, Nomento, Galeria, sont prises, rasées ou dé-vastées ; et c’est ainsi que les forces de Florence, deSienne, deLucques, de Mantoue, de Melfi, de Capoue,d’Avversa, de toutes les révolutions isolées, s’ignorantmutuellement, réunies dans la pensée d’ildebrand,conduisaient à la création d’une papauté italienne,également ennemie des comtes et de l’empire. Le pre-mier acte de Nicolas II fut d’enlever les élections etles confirmations à l’empereur. Un concile de Latran,nouveau foyer de révolutions combinées, déclaraitqu’àl’avenir, l’élection des papes serait faite d’accord avecles cardinaux, ensuite parle clergé et par le peuple,« sauf la confirmation personnelle » de Henry IV.La confirmation se trouvait réduite à une faveur per-sonnelle accordée à l’empereur régnant, qui était en-core enfant.
A la mort de Nicolas II, Ildebrand continue la révo-lution en faisant nommer l’évêque de Lucques, Alexan-dre II, qui Lombard de naissance, Toscan d’adoption,Romain d’élection, représente toute l’Italie épiscopale.Celte fois, les comtes en déroute se coalisent avec l’em-pire supplanté; mais cette coalition pénible et forcéen’aboutit qu’à l’élection d’un anti-pape, Cadaloo, prisà Parme, ville féodale, et folle contre-façon de lapapauté italienne. Il ne pénètre à Rome que de vive
« est rominus orbis ut quotidie pugnæ et homicidia essentin civi-« tate.—Multe et pugne et homicidia orle fuerant. » 1061. (Ann.rom.)