L K GUERRE DES INVESTITURES DANS LES VILLES, 411
dante de Pise, oscille en sens inverse des oscillations pisa-nes. — Les Normands hostiles au pape vers la fin de laguerre. — Les faux poltrons de Bénévent retournés contre lepape. — Les Romains murent Grégoire VII dans le châteauSaint-Ange.— En 1100, papistes, — en 1101, schismatiques,— et définitivement retournés contre l’Eglise.
La guerre des investitures traîne pendant quarante-cinq ans à travers des vicissitudes imprévues, avec l’ap-parence d’une anarchie continuelle, où la religionnous laisse sans guide et l’histoire sans données. Lais-sons là le pape et l’empereur, jetés tour à tour de lavictoire à la défaite sans qu’ils sachent pourquoi ; lesvrais combattants sont les villes, promptes, impres-sionnables, hardies et aussi tenaces dans l’action quedans l’inaction. Ce sont elles qui mènent le pape etl’empereur.
Impuissants par eux-mêmes dès le début de laguerre, les deux chefs tombent sous la domination desvilles, qu'ils n’entraînent au combat qu’au nom de laliberté des Eglises. Grégoire VII annonce à ses peuplesqu’il va les affranchir de la domination impériale ;l’empereur promet à ses sujets de les protéger contrel’empiétement unitaire du pontife, et jusqu’ici noussommes en révolution à Rome par le pape, en Lombar-die par l’empereur. La réaction ne saurait se montrerqu’à la suite d’une victoire pontificale ou impériale; lechef qui triomphe peut seul réclamer les investitures etpeser sur la terre, Comment le dompter? Comment luienlever la victoire qu’on vient de lui donner? D unemanière très-simple, en le désertant sur-le-champ, aumoment du succès. Quand l’empereur triomphe, les