LA Gl'ERRE DES INVESTITURES
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Plaisance entre à son tour dans la guerre des inves-titures, en appuyant l’empereur contre le pape, et sesévêques Gui et 'Denis sont schismatiques. Le pape luienvoie Boniccio, ex-évêque de Sutri, d’où il a étéchassé parle parti de l’empire, et il arrive mal. En 1080,le peuple se jette sur lui, le mutile, l’aveugle, l’expulse;le schisme triomphe encore, tant qu’en 1091, à l’épo-que des victoires schismatiques et impériales, noustrouvons un évêque français, Vindex, nommé par lepape.français Urbain II.
Crémone commence par donner victoire à l’empireavec les évêques Ubaldo et Arnolphe ; mais quandl’empire est à son tour victorieux, en 1082, le peupledevient pontifical, dépose son évêque, résiste à l’empe-reur , lui refuse le cens, s’arme contre la noblesse im-périale, et traîne hors des portes son char de guerre ,sa Berta comme il l’appelle, en imitant l’infanterie deMilan, jadis groupée autour du Carroccio contre la féo-dalité du royaume.
Crème, intimement liée à Milan, suit le mouvementmilanais, et quand l’empire triomphe elle penche versle pape qui sauvegarde sa liberté.
Brescia marche hardiment, comme toutes les villeslombardes. Au début de la guerre, son évêque Oldaricexcommunie Grégoire VII. Bientôt l’évêque Jean meurten méprisant les anathèmes de Rome; ensuite Oberloreste avec l’empereur Henri V. Plus tard, il importe(le résister à l’empire victorieux, et en 1096 Brescia suitla comtesse Mathilde.
Par un mouvement analogue, Bergame commencesous l’évêque Arnolphe par être impériale, jusqu’en1098; mais à cette époque elle devient pontificale etdépose Arnolphe, en prenant pour administrateur un