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Tome premier.
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LA 6UERRE DES INVESTITURES

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un évêque anonyme, probablement un schismatique;en 1104, un prédicateur pontifical, hostile à l’empereurHenry V, faillit être lapidé par le peuple. La ville n’esten retard sur l’évolution qu’à cause de Ravenne, samétropole, et, comme Modène, elle s’affranchit en 1106,quand le pape la déclare indépendante.

Reggio commence par être impériale; en 1087, sonévêque Pandolphe, « pastorem duruin, » est encoreimpérial. La comtesse Mathilde parvient à l’enlever,mais probablement Reggio s’attarde sou6 la domina-tion forcée de Ravenne, jusqu’en 1106, où elle estaffranchie par le pape et déclarée indépendante : à partirde ce moment, nous devons la croire dans l’alliancepontificale.

Trente, ville germanique et attardée, se réveille ens’efforçant, comme Turin, de s’arracher à son comte,pour conquérir d’un seul coup la liberté et la libreélection. De là, en 1110, une guerre de dix ans entreles citoyens de Trente et le comte de Venosta, maîtreduTyrol.

De rares exceptions ne font que confirmer la règlegénérale. Ainsi Aquilée n’a pas d’évolution; pourquoi?Elle doit tout à l’empire, qui la maintient de vive forceà la hauteur de son ancienne juridiction; son patriarchene pourrait se tourner et regarder Rome sans s’éva-nouir comme la femme de Lotli. En 1111, il a l’hon-neur d’être le geôlier du pape Pascal 11.

Padoue est presque toujours impériale, peut-être enhaine de Vérone. Ses évêques, y compris Milo, quirègne au commencement de la guerre des investitures,sont tous Allemands, et jusqu’ici la ville est dans lemouvement général; en 1090, à l’époque des revire-ments, elle garde le schisme par réflexion, en dépossé-