DANS LES VILLES.
419
sous Alix, nièce de la marquise Adelaïs de Suse, etfemme du marquis Boniface de Savone. Cette rébellionréalise à la fois son élection, son indépendance et sonévolution , et il en jaillit le marquisat de Saluce , quisurvit à la renaissance italienne, toujours romain etlombard d’alliance.
La maison de Savoie, attaquée par l’ortbodoxie àTurin, à Ast, à Saluce et ailleurs, semblait près detomber, mais sa force était en Savoie, en dehors desvilles italiennes, presqu’en dehors de la guerre desinvestitures et, de là, elle raffermissait sa tradition àdouble face, barbare chez elle et ennemie des évêques,bien que romaine pour le reste de l’Italie, comme auxjours où Bérold combattait le royaume. Après l’évolu-tion des villes, elle se trouvait donc d’accord avec lahaute Italie dans le camp de l’Eglise et pour comble debonheur, dans sa barbarie , elle gardait l’apparence dela loyauté politique, inébranlable dans la tradition ro-maine, tandis que toutes les villes autour d’elle avaientchangé de parti.
Bologne, impériale à son tour sous l’évêque Sigifrieden 1074, et sous son successeur Gérard, qui combatGrégoire VII, se retourne, en 1083, pour s'allier àl’Eglise,
A Modène, schismatique comme Bologne, en 1083,T évêque Héribert figure parmi les prélats qui sacrentl’anti-pape Clément II, et si la ville reste longtempsdans le schisme, c’est Ravenne qui l’entrave: cepen-dant, en 1106, le pape l’affranchit, en la dérobant à Jqjuridiction de la capitale de l’exarchat.
Parme est impériale dès 1046, sous le comte-évêqueCadaloo et sous l’évêque Eberard, vaincu et dépossédépar la comtesse Mathilde, en 1087. On trouve ensuite