DANS LES VILLES.
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exceptionnel quand on voit, en 1118, le pape Gélase II,forcé de quitter Rome, reconstruire à ses frais les mursde Viterbe, pour chercher peut-être un asile dans cettefuture résidence des pontifes.
L’inimitié contre les Romains faisait agir les Viterboisau rebours de Ravenne. De même, Pérouse fait excep-tion ; elle est toujours du parti de l’Église. Commentn’en serait-elle pas? Maîtresse d’Assises et de Cortone,haïe de Todi, de Sutri, de Nepi, de la Sabine, de tousses voisins, elle reste fidèle au pontife depuis 1080 jus-qu’à la fin de la guerre.
Les villes du marquisat de Toscane se comportentcomme celles de l’Eglise : au commencement, tontesfidèles à l’orthodoxie de la comtesse Mathilde, et plustard toutes dans le camp de l’empire.
La sombre Mantoue aurait pu rester immobile sousla comtesse, qui lui donnait le rang de capitale et lerayon d’une vaste domination ; mais en 1090 la ville seplaît au contraire à l’invasion de l’empereur Henry IVqui lui octroie d’emblée tous les bienfaits de l'empirerégénéré; il y abolit expressément toutes les exactionset violences illégales ; il défend de spolier ou molester,sahs jugement solennel, les habitants de la ville etdes faubourgs, de loger par force dans les maisons;il rend à la commune les biens et les villages jadisaccordés par l’empire, les droits de pêche, de chasse,de pâturage; il affranchit les routes de tous les péagesde la féodalité. Enfin il accordé à Mantoue tous lesprivilèges des villes lombardes , menaçant d’uneamende de cent livres d’or tout grand, puissant, comteou marquis assez hardi pour attenter, dans l’avenir, àla liberté de la ville. Pour la première fois, la patrie de