LA GUERRE t>ES INVESTITURES
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Uguelli, nous autorise à soupçonner qu’elle imite An-cône et Ravenne, toujours alliées de l’empire en hainedu saint-siège.
Les véritables exceptions sont rares et imposées pardes circonstances qui réclament une déviation. Ainsi,à Faenza, on voit l’orthodoxie parce que la ville com-bat Ravenne et la juridiction féodale de l’archevêque;en 1103, on chasse les nobles, tous ralliés à l’archevê-que, et le peuple ne saurait lutter sans s’appuyer surle pape.
Cesène est envahie par l’archevêque et le comte deToscolo, qui arrivent en Vandales, et on conçoit quela ville reste fidèleau pape, pour se soustraire à la capi-tale des exarques; et si Faenza et Cesène n’imitent pasexactement Bologne, Reggio, Parme, Plaisance et Mo-dène, c’est qu’elles ne se trouvent pas dans la circon-scription politique de la terre impériale.
Viterbe marche à son tour en sens inverse des autresvilles du saint-siège ; en 1080, nous la trouvons hostileà Rome, à la suite de l’empereur, fédérée avec Tivoliet Arezzo, villes impériales d’alliance. Plus tard, elledevient l’asile de plusieurs familles longobardes, quivont s’y établir et qu’on peut supposer schismatiques;et la ville, heureuse dans le schisme, imite le Carrocciode Milan, la Berta de Crémone, battant et soumettanttous les nobles des alentours. « Et le peuple, dit la« chronique, était toujours vainqueur et victorieux,« en vertu d’un autel qu’on traînait partout et qui« était doué du don des miracles. » En 1093, l’empireoctroyé de nouveaux privilèges à la ville; mais, en1099, elle passe dans le camp du pape, précisément àl’instant où tous les peuples du saint-siège passent dansle camp de l’empereur. On s’explique ce changement