LA GUEHUE DES INVESTITCUES.
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d’Othon le' - . Grégoire VII représente avant tout lapapauté victorieuse des comtes, et la phase de l’an1000 qu’il étend dans le monde catholique. La libertéde son élection n’est encore qu’un accident pour Romeet une menace obscure pour l’Italie. De là son influencepresque nulle dans la haute Italie , engagée dans uneautre phase, mais toute puissante en Allemagne, où sedéveloppe la révolution précédente des villes italien-nes. En 1073, l’archevêque de Cologne, saint Annon ,se retire delà cour; les Saxons se révoltent, les ducsde Souabe,de Carinthie, de Bavière imitent dans leursformes germaniques les anciens mouvements des fa-milles d’Este, dé Savoie, de Canosaet des Normands. En1074, le chef de l’Église devient le chef naturel de l’op-position allemande et, en 1075, il porte la révolutioncontre la féodalité jusqu’à défendre sous peine d’excom-munication de recevoir les investitures du chef del’empire. Il voudrait s’emparer de tous les évêchés del’Europe.
L’empereur Henry IV accepte le combat avec l’irré-flexion de la jeunesse; il n’y apporte que la traditionde la vieille Allemagne, les haines et les méfiances deses prédécesseurs contre les ecclésiastiques de l’an1000. Seul, il est rétrograde et prédestiné àune déroute,mais l’Italie veille sur lui, pour lui donner des victoi-res. Qui dirige la diète de Worms en 1076 ? C’est le car-dinal Hugo Bianco. Il entraîne la diète à excommunierle pontife, et c’est un Italien, Rolando, clerc de Parme,qui se rend à Rome intimer l’excommunication, aumilieu d’un concile. La même année paraît Gualbert,le grand chef des villes impériales de l’Italie, l’arche-vêque de Ravenne, qui convoqué le concile de Pavie,secondé par l’archevêque de Milan, et excommunie