444 LA GUERRE UES INVESTITURES
aux électeurs ail nom de Dieu. Mais l’Italie relèvel’empereur; en 1078, l’archevêque de Ravenne, Gual-bert, est proclamé anti-pape au concile de Brixenqu’il dirige. Sa nomination met en doute la papautéde Grégoire, elle renouvelle la tradition légale et fédé-rale de l’Allemagne, et les Allemands rectifiés suiventl’empereur, qui livre une quatrième bataille.Rodolpheest vaincu et tué, le 15 octobre 1080, et pour qu’il nereste aucun doute sur l’action italienne, dans la mêmejournée, les Lombards remportent la victoire de laYolta, près de Mantoue. L’empereur triomphe en Italieet en Allemagne.
Ses nouvelles victoires en Italie sont encore les vic-toires des villes lombardes, qui le poussent et mêmele forcent à semer la liberté à pleines mains. Les pa-pistes se débandent, la Toscane est envahie par la pro-pagande de l’empire régénéré. Lucques s’arrache à laféodalité de la comtesse, en se jetant dans le camp del’empereur. Pise, Sienne, d’autres villes s’insurgentcomme Lucques; Sutri, Fermo, Camerino, Spoleti,Ancône, Rimini, Ravenne, sont gagnées à l’empirecomme les villes toscanes et lombardes; au quatrièmesiège de 1084, Rome elle-même répudie la fausse unitéde Grégoire VU ; l’anti-pape y demeure jusqu’en 1089et y retourne en 1091. La même année, Mantoueéchappe à la comtesse et à son mari, et reçoit l’empe-reur des villes libres qui la dérobe à la tyrannie arrié-rée des marquis. Henry IV remporte la victoire deTricontaï; toutes les forteresses toscanes tombent entreses mains; la comtesse, déjà dépossédée en Lorraine,se trouve presque entièrement détrônée. D’un autrecôté, les catholiques allemands, battus sous la conduitede l’anti-césar Herman de Luxembourg, négocient déjà