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Tome premier.
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453
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DANS LA FÉDÉRATION PONTIFICALE ET IMPERIALE. 453

qu’au dernier soupçon que Dieu pût descendre du cielou déranger le moindre de ses séraphins dans le but desecourir les successeurs de Grégoire VII tombés dansla boue. C’est alors que l’on vit Pascal II battu et bafoué;l’empereur à Rome , en 1117, et appelé par le peuple;le nouveau pape Gelase II, accablé le jour de son sacrepar les Frangipani qui l’amenaient à coups de pieddans leurs maisons, tandis que le ciel restait calme etsouriant. Le peuple seul délivra Gelase, parce qu’illui fallait toujours, comme au chat, sa souris vivantepour jouer. On vit ensuite Gelase II en fuite devantHenry V qui fondait à l’improviste sur Rome; puis enfuite de nouveau devant les Romains, indignés de levoir imposé par les Normands ; enfin, en exil ets’écriant que « il eût préféré un empereur à Rome à« tant d’empereurs, » savoir : les Corso , les Colonna,les Frangipani et les comtes de Toscolo. Cette souve-raineté plus qu’impériale qui se révélait à l’infortunésouffre-douleur de la papauté, n’était autre que celle dela révolution, du peuple officiel, des familles chargéesde représenter la libre élection ; et le pape Callixte II,élu en France, frère du comte de Bourgogne, oncle dela reine, ne pénètre à Rome qu’à la condition de signerla paix avec l’empereur, et de respecter le peuple et lescomtes de la ville éternelle.

Il fut décidé qu’à l’avenir, on laisserait au peu-ple et au clergé de chaque ville l’élection des évêqueset des supérieurs des couvents, et que l’empereur sebornerait à conférer aux élus l’investiture temporellepar le sceptre, tandis que le pape accorderait de soncôté l’investiture spirituelle par l’anneau : l’une etl’autre se trouvaient réduitesà de simples confirmationsnominales, et les peuples avaient acquis désormais le