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Tome premier.
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LA GUERRE RES INVESTITURES

prisonne sur-le-champ ce pape qui voulait le détrônerpar un coup d’Etat spirituel. Cependant ce n’est ni avecl’épée , ni avec des geôliers qu’il peut venir à bout dudemi-dieu créé par les révolutions italiennes, et, quandil s’y attend le moins, la grande lutte retombe denouveau au pouvoir du peuple qui en réclame ladirection. A son étonnement, il se voit assailli parl’émeute romaine qui se rue sur lui. S’il n’est enve-loppé et mis en pièces, c’est qu’un Visconti de Milan,impérial comme un noble Lombard, en haine dupeuple officiel, lui cède son cheval et meurt à sa place.D’un autre côté, Pascal II, étonné à son tour de voirl’émeute sans issue, et l’indifférence des Romains en-vers lui; humilié, honteux, fatigué de sa captivité,sacre Henry Y, et par une nouvelle déception setrouve si méprisé qu’après avoir vécu trois mois enparticulier, et avoir offert son abdication, il suit en4112, l’impulsion de l’Eglise unitaire, en révoquantses concessions , dans un concile Latran où il excom-munie l’empereur, qui recommence ainsi la guerremomentanément suspendue. Nous avons déjà parlé desoscillations romaines dans les derniers moments dela guerre, des nouveaux exils du pape Pascal II, del’adresse léonine avec laquelle le peuple de Romeexpulse sans cesse les papes, en ayant soin de laisserle plan toujours incliné, pour qu’ils puissent lui reve-nir. Pour arriver à la dernière solution , il n’eut qu’àlaisser le champ libre aux comtes et aux nobles de la cam-pagne , ses anciens ennemis, qu’il amnistiait à leurtour, quand ils s’y attendaient le moins. Ils accablèrentPascal II; ils profanèrent la papauté unitaire, la rendi-rent ridicule en dévoilèrent les secrets, les ruses, l’in-consistance , la folie, et détruisirent dans la foule jus-