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Tome premier.
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DANS LE PACTE DE CHARLEMAGNE.

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Italies du pape et de l’empereur; car, d’un côté, lepape réduit la suzeraineté impériale sur Rome et surles États romains à une suprématie toute nominale,douteuse et privée de tout droit à une interventionofficielle; d’un autre côté, l’empereur rejette le souve-rain pontife, dans le Midi, en lui enlevant tout es-poir sur Padoue, Monselice, l’Istrie , Reggio, ParmePlaisance et toutes les enclaves du Nord confisquées,grâce à ce système de compensation inauguré parl’empereur saint Henry II, qui faisait des concessionsdans le Midi pour mieux régner en Allemagne, etprobablement sur le nord de l’Italie. C’est ainsi qu’en1053 il ne livrait Rénévent qu’en échange de Ram-berg. Enfin l’opposition entre les deux grands pou-voirs est affermie, grâce à l’opposition entre les deuxItalies du pape et de l’empereur et grâce à la dona-tion de la comtesse Mathilde qui livre de nombreuxalleux, sur la lisière des deux régions distinctes,et qui soulève ainsi de nouveaux problèmes sur lesconfins, sur le progrès, sur l’avenir de la région pon-tificale , sur la possibilité de nouvelles donations quil’étendent à l’Italie tout entière, ou sur la possibi-lité de nouvelles restrictions impériales qui la bornentà jamais au sens présumé du contrat de Charlemagne.Au reste, chacune des deux moitiés de la Péninsule,agitée par l’opposition de l’autre moitié , tend à déve-lopper de plus en plus le contraste entre la théologiepontificale et la légalité impériale. Les peuples soumisà la domination pontificale recherchent l’alliance del’empereur : ceux qui sont soumis à la dominationimpériale penchent vers le souverain pontife, et les deuxrégions poussent déjà leurs mouvements intérieursjusqu’à contrebalancer le gouvernement direct par un