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Tome premier.
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LA LIBERTÉ DES ÉVÊQUES

la tradition brisée, on revire en suivant l’empereuravec une liberté toute nouvelle. Dans les Etats velfeset opposants, l’ancienne tradition est interrompue parun mouvement et des oscillations impériales, on re-tombe sur la base primitive de la théologie avec de nou-velles oscillations.

Ainsi la Bavière unitaire et opposante s’élève à la suitede l’empereur pontifical Lothaire III. Son duc Henry leNoir peut déjà tenir en échec l’Allemagne tout entière.Henry le Superbe est encore plus puissant, et quand onlui oppose le vote d’une diète , il se borne à répondre :Je n’y étais pas. Ses Etats s’étendent comme par en-chantement, depuis les confins du Danemark jusqu’enItalie où ils touchent, par les alleux de la comtesseMathilde, les confins de la fédération normande. Ici laBavière se borne encore à continuer l’ancienne révo-lution qui oppose ladémocralieépiscopaleàla féodalitédu vieil empire ; mais l’empereur Conrad III tournecontre Henry le Superbe Léopold d’Autriche, qui ledépossède, et alors commence la libre élection, la libreoption des peuples placés entre la démocratie velfe etl’indépendance gebeline. Le choix ainsi conquis, la Ba-vière se replace sur sa base velfe et catholique qui larassure dans son irradiation démesurée. Mais tant debonheur dépasse les limites déterminées par les inté-rêts de l’empire , et en 1154 Henry le Lion , dernierreprésentant des velfes régénérés par l’Italie, se voitattaqué par Frédéric Barberousse, qui sejelte à ses piedsavant de le combattre pour le supplier de lui épargnerune guerre fratricide...

La Saxe s’avance par les anti-césars papistes : c’est làson élection; et, en 1136, elle accepte les velfes de Ba-vière, en haine des nobles indigènes. —Le Brunswik