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Tome quatrième.
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LËS RÉBELLIONS AVORTÉES. 3,S

le maladroit sous-chef, perd la tête sur l’échafaudde Parme, il reste seul maître et armé à Crémone. Pasun mot, pas un geste dans le peuple qui l'entrave, oncomprend sa pensée, on sait qu’il combat Milan : celasuffit à tout le monde, même au pape et à l’empe-reur qui le visitent, le premier lui donnant sa bénédic-tion, le second le titre de vicaire impérial. L’admirableforban méritait une couronne, la tenait, et malheureu-sement pour lui le peuple qui l’acceptait n’avait ni l’ar-gent nécessaire pour le nourrir, ni les soldats indispen-sables pour combattre, ni la moralité des nouvelles sei-gneuries plus innocentes, malgré tous leurs crimes, niles élans plébéiens qui auraient tout justifié, au nomd’une cause supérieure à celle de la politique. La clair-voyance de Gabrino ne lui servit qu’à voir qu’il fallaitcéder, au moment où Milan sortait de la crise; maiscinq ans après sa soumission , le ministre milanais,Lampugnani l’invitait à dîner, et le faisait saisir, jugert et décapiter sur-le-champ. Conduit à l’échafaud, il futégal à lui-même : il ne témoigna que le remords, à lavérité terrible et cuisant, de n’avoir pas jeté, du haut dela tour de Crémone, le pape et l’empereur, le jour où ilen avait eu la tentation, en leur montrant de là levaste jardin de la Lombardie, car il avait deviné quela liquidation complète et définitive de toute seigneu-rie devait être l’effacement des deux chefs de la chré-tienté. Cependant si, dans l’intérêt de l’art, on doit re-gretter qu’il ait résisté au premier mouvement de soncœur, si ce coup de théâtre d’un pape et d’un empereurtombant du haut d’une tour, précipités par un condot-tiere, eût ajouté un tableau héroïque aux scènes nom-breuses et variées de la crise, si l’infaillible chef de Cré-mone eût pu éviter sa catastrophe personnelle, ou par un

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T. IV.