loi LA 0K1SE MILITAIRE DANS LES CAMPS.
comme Giovanni Barbiano, sur réchafaud de Bologne.La détresse, la concurrence, les chances réduites, se-înèrentla division dans les camps, et l’Italie militaire sescinda dans les deux écoles rivales des Sforzescbi et desBraccieschi, les uns guelfes, et les autres gibelins, à Li-mitation des sectaires, ressuscités naguère dans les sei-gneuries en faillite.
Quand les grandes seigneuries achevèrent leur liqui-dation en absorbant des condottieri, ou en régéné-rant leurs dynasties, précisément parce que les sei-gneurs s’arrachaient définitivement a la faillite, lescondottieri subirent la seconde étreinte de la misère,et disparurent comme ces Etats qui ne pouvaient plusfaire leurs frais. Après l’établissement de FrançoisSforza à Milan, les mercenaires se réduisirent à depetits capitaines fractionnés, éparpillés, dans l’impossi-bilité de recommencer la carrière de Sforza et deBraccio. Toute une politique de méfiance, ou mêmede tromperie et de trahison, préserva les républiqueset les seigneurs contre les dangers des mercenaires. Onsubdivisa les commandements, on soudoya des rivaux,on négocia sans cesse avec l’ennemi pour Signer lapaix, comme Philippe-Marie Visconti, plutôt que deremporter des victoires qui auraient doublé les exi-gences et l’ascendant du capitaine; on s’efforça deplacer toutes les brigades survivantes et tous les aven-turiers dispersés dans un tel isolement, en dehors dela politique nationale, que s’ils avaient voulu reveniraux beaux temps de leurs rébellions , ils auraientéchoué sous le coup des seigneurs coalisés, avec l’en-nemi lui-même. Piccinino, dernier condottiere de lagrande époque, croyait encore aux luttes, aux séditions,aux rébellions éternelles, et à cet état d’anarchie qui