LA CRISE MILITAIRE DANS TOUTE L’EUROPE.
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!; qui travaille avec injustice à la propagation delà justice,j; Il déconcerte la ligue gibeline du bien public; ilI trompe la magistrature quasi-républicaine des Trente-| six; les insurgés de la liberté féodale tombent en dé-
I faillance devant lui : les uns disparaissent attendris,les autres emprisonnés, ceux-ci atteints par le poison,ceux-là mystifiés par leur propre étourderie monarchi-que. Les pairies étrangères; les nouveaux parlementsde Bordeaux et de Bourgogne; la Bourgogne,le Maine,l’Anjou, la Provence, une grande partie de l’Artois, dei[ la Picardie, Boulogne, le Roussillon, la Cerdaigne, ad-1 jointes au domaine et enfin les Suisses, corrompus et{ transformés en mercenaires, au profit de la France,; triplent la puissance du roi qui, entouré de gardesK écossaises et de ministres plébéiens, comme la Pucelle,} terrifie les factieux par quatre mille exécutions. Fourbe,limide et sanguinaire, Louis XI avait le mérite de l’in-ertie calculée, qu’il savait interrompre à propos parune action rapide; il abhorrait les grandes batailles, quilivrent tout aux hasards d’une journée; il ne traitaitjamais d’affaires le jour des Innocents; rarement ju-rait-il par la croix de Saint-Loo, et jamais sa forfanteriehabituelle ne se détachait de la religion; de sorte qu’entransportant les mystérieux oracles de la raison d'Élatdans la dévotion la plus superstitieuse, il méritait qu’unpontife digne de le comprendre lui octroyât le titre deroi très-chrétien.
La Bourgogne marche au rebours de la France, enreproduisant le mouvement des villes militaires del’Italie qui avaient pris leur essor au milieu de la misèreuniverselle pour s’évanouir à la fin de la crise. En effet,celle brillante fantasmagorie des ducs de Bourgogne-commence quand Jean II, vaincu et captif, rend au du-