tA CRISE MILITAIRE DANS TOUTE l’fX'ROPE.
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A ses premiers revers en France, la maison gibelined’York somme donc la dynastie de Lancastre de conti-nuer la guerre et de remporterdes victoires impossibles.Quand la nation perd l’Anjou, le Maine, Rouen, et que lespossessions anglaises se réduisent à Calais, le comité deKent s’insurge, Jacques Code entraîne avec lui Yorck,Exeter, Norfolk, Buckingham; la Rose blanche à’Yorckdes plébéiens et des gibelins fait pâlir la Rose rouge desLancastre et du parlement, et après cinq nouvelles ré-volutions et vingt-cinq ans de guerres et de tragédies,les Lancastre sont détrônés parce qu’ils perdent les pro-vinces du continent, et les Yorck victorieux chancellentà leur tour parce qu’ils ne peuvent réparer aucun deséchecs reprochés à la dynastie rivale. Leur dernier chef,Richard III, devient le personnage où la fatalité secomplaît à cumuler toutes les absurdités et'les fureursd’une gageure insensée. Ennemi des Lancastre et de laRose rouge, qu’il proscrit au nom de la nationalité violéeet de la misère universelle, ennemi de sa propre famillequ’il trahit et qu’il massacre au nom d’une ambitionen banqueroute, il représente le courage, la ruse, lecrime, l’obstination aux abois, et son armée très-nom-breuse le déserte lorsque le mécontentement universelretourne contre lui les deux Roses en élevant Henri VIIdeTudor, qui supprime les factions et force au nom dela raison la nation à accepter ses propres confins. Lescouleurs même des livrées disparaissent, de craintequ elles ne transforment les soldats en clients et les lordsen partisans; la chambre étoilée vient à bout des ré-sistances désespérées, et les derniers frissons de la crisese réduisent à des tragédies domestiques dans le palaisdes rois.
Puisque l’Angleterre quasi-républicaine prend pour